La différence. Laissez-moi danser.

Bonjour tout le Monde!

Aujourd’hui, je reviens avec un article différent. En janvier, j’ai créé une nouvelle rubrique au blog, par envie et par besoin: « la Vie ». Je me rends compte que certains sujets plus spirituels ont aussi leur place ici. Ce sont, entre-autre, divers échanges avec vous sur les réseaux qui m’en ont fait prendre conscience. Et puis, c’est aussi un aspect de ma personnalité et il me tient à coeur que mon blog me ressemble, qu’il soit vrai et authentique, à mon image. C’est d’ailleurs, ce que j’explique ici lorsque je me présente. Oui avec 100% Moitié-Moitié, le but est avant tout de vous faire rêver, de vous faire partager mon amour pour la Suisse, pour la beauté, la nature, la cuisine. C’est avant tout cela que je veux mettre en avant. Mais 100% Moitié-Moitié, c’est moi, c’est mon Univers  et ma fierté, un petit bout de quelque chose sur internet qui ressemble à 100%. Ici, je ne veux pas tricher, je suis totalement moi-même (pour la première fois) et c’est ce qui me rend fière en regardant ce blog. Le thème que veux aborder aujourd’hui est la différence, le fait de ne pas être « normal »,  « de ne pas être « comme tout le monde » ou de ne pas « rentrer dans le moule ». Donc, j’ai envie dire d’emblée, si le titre de l’article ou ces premières lignes ne vous évoquent rien, passez votre chemin! 😊

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Qu’est-ce qui me pousse à écrire cet article?

Depuis toujours, je suis différente. Et tout au long de ma vie, je l’ai été et je sais que je le resterais. Notre différence, c’est ce qui fait notre singularité et c’est ce pour quoi les personnes vraies et sincères vous aiment. Oui, mais … quand la différence est tellement insupportable pour certaines personnes qui vous font vivre des choses extrêmes. Ces situations m’ont marquées à jamais. Souvent, des regards insistants, pesants ou commentaires me rappellent encore que je suis différente et me donnent le sentiment d’être jugée. Nous ne sommes pas tous égaux face à ce sujet. Ce sont toutes ces personnes à qui la différence fait peur qui me poussent à écrire.  Et oui, je porte des jupes roses en satin en mars, et alors?! Pas plus tard qu’hier, j’ai ressenti cette pression de la foule, alors que je me promenais à Montreux. Et j’avais envie de dire aux passants: occupez-vous de vos oignons ! J’ai écris cet article il y a plusieurs semaines maintenant et l’ai laissé dans mes brouillons. Pourtant, je l’ai écrit d’une traite et il me semblait si près de ce que je ressentais sur le moment. Et puis, au moment de le poster, je me suis ravisée. Déjà, parce que je n’avais pas de photos qui me plaisaient pour illustrer l’article, et puis, je pense que j’avais besoin de passer par des étapes avant de me sentir « légitime » de poster ce texte par ici.

Mes propos en vidéo

La différence fait peur

Ces dernières années, j’ai appris à m’entourer des bonnes personnes, des êtres bienveillants et qui m’aiment pour ce que je suis et telle que je suis.

Parfois, nous n’avons pas toujours le choix et sommes amenés à fréquenter des personnes à qui la différence fait peur. Pourquoi? Et bien, c’est une question que je me suis souvent posée mais j’ai maintenant arrêter car cela ne m’apporte rien et ne m’aide pas à avancer. Face à la différence, les réactions extérieures peuvent être plus ou moins extrêmes. Des personnes subissent des attaques parce qu’il sont de corpulence ronde ou très maigre, parce qu’ils ont la peau de couleur, parce qu’ils assument leur sexualité ou parce qu’ils sont d’une autre nationalité ou pour d’autres raisons encore. J’ai longtemps cru être la seule à être victime de discrimination (scolaire, professionnelle et privée). Et puis, la vie a mis sur mon chemin des personnes différentes, comme moi, et j’ai appris à ouvrir les yeux. Très échaudée, j’ai tendance à me renfermer sur moi-même. Mais là, j’ai appris à m’ouvrir et à écouter les expériences des autres. J’aime me dire qu’à plusieurs, on est plus forts!

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Une Vie d’expatriée 

Dans mon cas, enfant, j’ai subit des attaques à cause de ma nationalité et parce que mes parents étaient entrepreneurs. Je crois qu’il y a une réelle rivalité entre Suisse et France, c’est presque historique. En France, les gens avaient des dollars dans les yeux quand ils me voyaient. Ils assimilaient Suisse et entrepreunariat à richesse.  Et je sais que certains d’entre vous subissent aussi des attaques en étant français/es en Suisse et c’est aussi pour vous que j’écris cet article, car je sais qu’en étant expatrié/e, on peut subir des discriminations ou on peut avoir de la peine à trouver sa place.  En tant qu’expatriée, on m’a longtemps montrée du doigts, mise à l’écart, tenu des propos parfois violents à mon encontre. Tout cela a fait de moi une personne solitaire, sur la réserve et parfois froide au premier abord, encore aujourd’hui. A force d’être discriminée, on devient méfiante et on se construit des barricades pour se protéger. Barricades que l’on doit apprendre à laisser tomber ensuite, car on ne peut pas se méfier et se couper de tout le monde! Et en fait, à travers cette expérience, j’ai moi-même finit par avoir des pré-jugés sur « les français », les mettant tous dans le même sac.

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Le retour au pays, étrangère dans son propre pays

J’ai longtemps cru que le jour où je rentrerais en Suisse, je ne ressentirais plus jamais cette pression extérieure liée à ma différence. Lors de mon premier jour au Lycée (gymnase) en Suisse, après avoir expliqué mon parcours et d’où je venais, lorsqu’on me répond, que je suis française, je saute direct au plafond ! Quoi?! Moi, la plus suissesse des suissesses, moi qui me suis raccrochée à mon pays pendant 10ans, alors que j’étais rejetée par « des français », moi qui avait un sentiment d’appartenance en connaissant tout sur tout de la Suisse pour être au top à mon retour et « me fondre dans la masse » à mon retour. Moi, la plus suissesse des suissesses, je suis française ?! Et bien cette personne avait en fait raison (il m’a fallut longtemps pour l’admettre!). Oui, j’ai vécu des choses difficiles pendant ces 10ans en France. Mais au final, quand on passe 10 ans de son enfance/adolescence dans un pays, qu’on reçoit l’éducation de ce pays, qu’on y vit, vous en êtes faits, que vous le vouliez ou non. Et en plus de ça, en 2009, quand cette personne me dit que je suis française et que je rentre de France, j’ai un accent provençal à couper au couteau … 😂 Aujourd’hui, j’ai de l’autodérision, mais je peux vous dire, qu’à l’époque, je ne rigolais pas du tout! Il m’a fallut du temps, j’ai du entreprendre différents suivis pour comprendre une chose essentielle: je suis Moitié-Moitié. Moitié suissesse – moitié française (dans le coeur). J’ai même dû ré-apprendre à aimer le pays dans le quel j’ai vécu pendant cette décennie. D’où le nom et le but de ce blog 😉

Se sur-adapter

Après mon retour de France, je n’ai cessé de ressentir cette différence. Et à présent, j’étais jugée et pointée du doigts à cause de mon accent, d’abord provençal (qui s’est estompé) puis français. Selon certains, je « raffinais » (je me la pètais en gros!). Chaque jour, je déchantais toujours plus. Je pensais que ce problème de jugement serait enfin réglé, mais non, je le ressentais toujours plus, et aussi dans ma famille et surtout dans ma belle famille qui m’en a fait voir de toutes les couleurs parce que je ne correspondais pas à leurs attentes. Parce que j’étais trop moi-même et pas assez « dans le moule ». Je me suis longtemps sur-adaptée, pour arrondir les angles, pour que les choses se passent bien. Mais un jour, vous finissez par exploser. Parce que vous n’êtes absolument pas vous-mêmes, vous jouez un rôle et trop c’est trop. Avant d’écrire cet article, j’ai énormément réfléchit à ce thème. Et ce matin, je suis tombée sur une publication de Floriane – 360 impulse (elle aussi expatriée) qui disait qu’en étant différent, on finit toujours par vouloir rentrer dans le moule. Cela m’a rappelé que c’est aussi ce que j’ai expérimenté. Cela m’a fatiguée, épuisée. Et puis j’ai explosé. Je voulais être moi-même. J’ai pris le contre-pieds de tout ce que j’avais mis en place jusqu’à lors. J’avais repoussé mes limites et me suis perdue en me sur adaptant.

Assumer sa différence, le prix parfois cher à payer

Le jour où j’ai décidé d’être pleinement moi-même, je ne me rendais pas compte de ce qui m’attendais. J’étais entourée de personnes néfastes, toutes puissantes professionnellement et personnellement. Quand je me suis affirmée, cela m’a libérée et fait un bien fou. Mais ce genre de personnes ne supporte pas de ne plus avoir d’emprise sur vous. Et là, tous les moyens sont bons pour vous pourrir la vie: mobbing/ harcèlement moral dans la cadre professionnel puis privé. Mais à partir du moment où l’on a pris la grande décision d’être soi-même, il ne faut jamais faire machine arrière. La route est parfois longue et périlleuse. Parfois, on ne voit pas le bout du tunnel et on a envie de dire à ces personnes qui font tout pour nous pourrir la vie d’aller se faire voir et plein d’autres choses encore, mais cela reste toujours délicat en fonction des situations. Ces étapes qui testent notre détermination et notre force de caractère.

Différente à jamais, cela rend plus forte

Aujourd’hui, il y a deux choses que j’ai apprises et dont je suis certaine. Je serais à jamais différente et j’ai encore à apprendre à lâcher-prise. Je me suis toujours rendue compte de ma différence, d’ailleurs, j’ai toujours été plus mature que les personnes de mon âge. Souvent, j’ai encore l’impression que ces « attaques » m’affaiblissent mais ce n’est pas vrai, elles m’agacent toujours! Je ne veux pas faire pitié en partageant mon expérience car au final, j’ai 25 ans et ai la chance d’avoir déjà vécu beaucoup d’expériences qui me rendent plus forte. Il y aura encore des « piques », des « attaques » et à présent, je sais que la prochaine étape se porte sur le « lâcher-prise ».

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J’ai la chance d’être entourée par des personnes sincères et bienveillantes qui m’aiment pour mes différences, et cela n’a pas de prix. A ces personnes, qui, j’espère se reconnaîtront, j’aimerais dire MERCI d’être là, car ce n’est que de personnes comme ça que je veux être entourée.

Et, à celles qui trouveront des choses à redire sur mes choix ou ma manière d’être, je continue à leur dire, de passer leur chemin et surtout:

LAISSEZ-MOI DANSEZ (laissez moi danser, chanter, en liberté, tout l’été 🎶).

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